Une pub, une idée,
un objectif.
Artisans, e-commerçants, associations : beaucoup créent aujourd’hui leurs visuels publicitaires avec l’IA. C’est une très bonne chose. Le problème n’est pas l’outil, c’est l’intention : on veut tout dire dans une seule créa, et en trois secondes, personne ne retient rien.
Ce n’est pas un manque de créativité, c’est un manque de clarté.
Plusieurs prestations, plusieurs arguments, plusieurs angles dans la même image : l’œil ne sait plus où se poser, et le message principal se noie.
En date, tu ne demandes pas à quelqu’un de t’épouser dès les cinq premières minutes. En publicité, c’est pareil.
- Oser créer et tester par soi-même
- Utiliser l’IA pour produire vite et à moindre coût
- Aucune honte à ne pas être graphiste
- Toutes les prestations sur une seule image
- Logo, tarifs, avantages, coordonnées au même endroit
- Aucun message qui se détache en trois secondes
- Une créa par angle, avec un seul message
- Un appel à l’action unique
- Le détail sur la landing page, pas dans la pub
Deux créas, deux angles.
Pour mon projet final chez Ades Bootcamp, il fallait imaginer des créas qui vendent pour PeakMove, une marque fictive d’équipement trail et outdoor. Plutôt qu’une publicité qui dit tout, j’en ai fait deux, chacune avec un rôle précis, pour les tester l’une contre l’autre.
L’angle performance
Une chaussure en pleine montée, un ciel dégagé, trois mots : « Achète. Porte. Performe. » L’image fait le travail, le texte accompagne. La preuve qu’avec l’IA, on peut faire précis et direct plutôt que surchargé.
- Contre-plongée : l’effort, le dépassement, ce qui parle à un traileur
- Un appel à l’action en trois temps, lisible sur mobile
- Prompt structuré en 5 blocs : audience, contexte, sujet, contraintes, format
L’angle réassurance
Un avis client, une note, le produit et quatre caractéristiques. Ici, l’objectif est différent : rassurer et donner envie de passer à l’achat.
- Preuve sociale au premier plan : l’avis et la note
- Un seul bouton d’action en couleur : « N’hésite pas, fonce ! »
- Les détails produit en pictos, sans paragraphe
Parce qu’on ne sait pas à l’avance quel angle parlera le plus. En les testant, on compare les résultats et on garde ce qui marche. Ce sont des créas pour un client fictif : leurs performances n’ont pas été mesurées.
Avant, après : en dire moins pour vendre plus.
Un paysagiste m’a demandé un audit de sa communication publicitaire. Comme beaucoup d’entrepreneurs, il avait créé son visuel avec l’IA. Voici ce qu’il en est ressorti, et ce que je lui ai proposé. Ses informations personnelles sont floutées : le but n’est pas de pointer quelqu’un du doigt, mais de montrer la logique.
Ce qu’on lit en trois secondes
La personne qui cherche un entretien et qui veut profiter du crédit d’impôt a tout ce qu’il lui faut. Si elle veut en savoir plus, elle va sur la landing page ou demande un devis : c’est là que l’on détaille les prestations, les réalisations et les avis.
Plutôt qu’une affiche qui dit tout : quatre statiques, quatre angles
En plus de refaire son visuel « entretien », je lui ai proposé trois autres statiques. Avec un petit budget, c’est le moyen le plus rapide de tester plusieurs angles et de voir lequel ramène des demandes de devis. Chacune est livrée au format 1:1 et 4:5, prête à être lancée.
Statiques d’abord, vidéo ensuite
Au début, avec un budget serré ou quand on n’est pas à l’aise face caméra, les statiques suffisent pour trouver le bon angle. Une fois l’angle gagnant identifié, on le décline en vidéo. Et la règle reste la même : un hook, un message, un angle, un appel à l’action.
À chaque test, on ne change qu’un seul de ces éléments. Sinon, impossible de savoir ce qui a vraiment fait la différence.
Les vidéos sont en cuisine.
Mes prochaines vidéos de présentation arrivent. Elles viendront compléter cette page, avec le même principe : un angle, un message, un résultat mesuré.
Tester des angles, pas des affiches.
La creative strategy, c’est décider quoi dire, à qui, et comment le vérifier. Voici comment je m’y prends.
Choisir le message
- Une idée principale, un message clair, un appel à l’action
- S’inspirer de ce qui marche chez les autres : veille concurrentielle et bibliothèque publicitaire
- Au début, pas besoin de graphiste pour tester des messages
Des statiques d’abord
- Rapides et peu coûteuses à produire, avec l’IA ou Canva
- Pas besoin de tourner une vidéo pour chaque hypothèse
- Tout le monde n’est pas à l’aise face caméra
Lire, ajuster, recommencer
- Quel angle attire l’attention ? Lequel fait cliquer ? Lequel amène des devis ou des ventes ?
- On ne change qu’un élément à la fois quand c’est pertinent
- La créa gagnante est déclinée, puis passée en vidéo
Creative strategist et media buyer : deux métiers, une même logique
Toutes les entreprises n’ont pas les moyens d’avoir un spécialiste par expertise. Un bon expert paid doit savoir gérer les campagnes, mais aussi comprendre les créas, leurs angles et les messages qu’elles doivent faire passer. C’est ce que je fais : la stratégie créative fait partie de chaque accompagnement.